Départ de Benoît Roumet, accompagnateur des vins de Centre-Loire

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Quittant son poste de directeur de l’interprofession des 8 AOC et 2 IGP du Centre-Loire, Benoît Roumet revient sur 25 ans de success-story collective.

Ayant pris la direction du Bureau Interprofessionnel des Vins de Centre-Loire (BIVC) le 17 janvier 1994, Benoît Roumet quitte sans regret son poste ce 31 août 2019. « Comme toutes les organisations humaines, il y a des phases de développements et de crises. J’ai pris des signes comme un signal pour partir vers d’autres aventures » élude-t-il, préférant se focaliser sur le bilan de 26 ans de développement de huit appellations (Châteaumeillant, Coteaux du Giennois, Menetou-Salon, Pouilly-Fumé, Pouilly-sur-Loire, Quincy, Reuilly et Sancerre) et deux Indications Géographiques Protégées (Coteaux de Tannay et Côtes de la Charité).

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Ayant participé à la création de l’interprofession à Sancerre*, Benoît Roumet n’a pas encore de successeur annoncé. Mais s’il a un conseil à lui donner, ce serait d’être dans l’accompagnement d’un mouvement collectif, de piloter un service soutenant le travail de la production, des négociants, des techniciens… « Il y a ici un mix réussi de démarches individuelles et collectives. Il y a un esprit de co-compétition parmi les opérateurs. Ils ne sont pas contre leur voisin, mais pour l’AOC qui apporte à l’individu autant qu’il en bénéficie. C’est un cercle vertueux » estime Benoît Roumet, qui y voit l’un des facteurs de la réussite des vins suivis par le BIVC.

6 000 hectares

Un autre clé du succès tiendrait dans la petite taille de ce vignoble : 6 000 hectares de vignes pour 690 déclarants, 420 structures de commercialisation, 90 structures de négoce et 2 caves coopératives. « Représentant 0,6 % de la production française de vins (et 0,1 % de celle mondiale), nous sommes un petit vignoble qui personne n’attend. Ce qui n’est pas un défaut. C’est un avantage de pouvoir proposer sur des terroirs uniques une expression particulière du sauvignon blanc » estime Benoît Roumet.

« Pas mal pour de petites AOC, non ?« 

Parmi les réussites collectives soutenues par le BIVC, Benoît Roumet salue la montée en puissance du Service Interprofessionnel de Conseil Agronomique, de Vinification et d'Analyses du Centre (SICAVAC) et le succès à l’export de l’AOC Sancerre. Le premier étant une référence dans la lutte contre les maladies du bois et la seconde une référence dans les vins de sauvignon blanc. « Pas mal pour de petites AOC, non ? » s’amuse Benoît Roumet. Qui se réjouit d’avoir conduit quasiment 100 % de ses opérateurs à la dématérialisation de leur Déclaration Récapitulative Mensuelle (DRM) cette fin août (ce qui est loin d’être le cas ailleurs).

L’ancien directeur se donne désormais temps étudier propositions pour rester, ou non, dans la filière viticole, du centre Loire, ou non.

 

* : La fermeture de l’antenne de l’Institut National de la Recherche Agronomique et la volonté de sauvegarder leur laboratoire collectif en ont été les déclencheurs.

 

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