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« C’est rassurant de l’avoir » Surus veille sur les travailleurs isolés dans les vignes et alerte en cas de chute ou de malaise

Travailler seul dans les vignes ou aux commandes d'un tracteur enjambeur n'est jamais anodin. Chute, malaise, blessure : les risques sont réels, et l'absence immédiate de secours peut transformer un incident bénin en drame. Une jeune entreprise girondine, Surus Connect, a…

Travailler seul dans les vignes ou aux commandes d’un tracteur enjambeur n’est jamais anodin. Chute, malaise, blessure : les risques sont réels, et l’absence immédiate de secours peut transformer un incident bénin en drame. Une jeune entreprise girondine, Surus Connect, a mis au point un dispositif spécialement adapté à la viticulture pour répondre à cette problématique de sécurité.

Un DATI conçu pour la vigne. Le boîtier développé par Eliot Dupré, ingénieur agronome et président de Surus Connect, appartient à la catégorie des DATI (Dispositif d’Alarme pour Travailleur Isolé). Il détecte automatiquement les chutes, les chocs et les périodes d’immobilité prolongée. En cas d’anomalie, il envoie un SMS d’alerte aux numéros préenregistrés, dans l’ordre choisi par l’utilisateur. Un bouton permet également au porteur de déclencher manuellement l’alarme en cas de besoin.

Le Code du travail français impose qu’un travailleur isolé puisse signaler toute situation de détresse et être secouru rapidement. Si les DATI existent depuis longtemps dans le bâtiment et l’industrie, leur transposition à l’agriculture posait un problème spécifique. « Descendre rapidement d’un tracteur peut être interprété par ces dispositifs comme une chute. Ils bipent trop souvent et les salariés finissent par s’en lasser », explique Eliot Dupré.

Une mise au point sur le terrain. Pour fiabiliser son boîtier, le concepteur a travaillé en étroite collaboration avec les tractoristes du château Luchey-Halde en Gironde, propriété de Bordeaux Sciences Agro. Les retours d’expérience ont permis d’éliminer les faux positifs et d’adapter l’ergonomie. Le passage d’un dispositif fixé sur le téléphone à un modèle clipsé à la ceinture s’est imposé comme une évidence : les portables restent souvent sur le tableau de bord quand le viticulteur descend du tracteur.

Autre adaptation cruciale : la couverture réseau. De nombreuses parcelles se trouvent en zone blanche. Pour y remédier, Surus combine la 4G classique avec une technologie radio longue portée, garantissant la connectivité dans les configurations les plus isolées.

Un témoignage rassurant. Sébastien Ibeknoussen, tractoriste au château Luchey-Halde, teste le dispositif depuis plusieurs mois : « Avec le boîtier Surus, on se sent moins seul dans les vignes ! On risque les chutes à la descente de l’enjambeur, on peut se tordre une cheville, se blesser avec un outil ou faire un malaise. C’est rassurant de l’avoir. » Sa collègue Émilie partage le même retour. Elle apprécie particulièrement la simplicité de prise en main, l’application téléchargeable sur smartphone et l’autonomie de plusieurs jours.

Au-delà de la prévention, ce dispositif témoigne d’une évolution culturelle : la sécurité au travail devient un enjeu central de la modernisation agricole.

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