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Médaille du jour : Saint-Émilion Grand Cru 2018 du Château de Candale

Le Saint-Émilion Grand Cru 2018 du Château de Candale a décroché une médaille d'or au Prix des lecteurs 2025. Une distinction qui consacre une cuvée à la fois généreuse et taillée pour la garde, témoignant des belles réussites du millésime…

Le Saint-Émilion Grand Cru 2018 du Château de Candale a décroché une médaille d’or au Prix des lecteurs 2025. Une distinction qui consacre une cuvée à la fois généreuse et taillée pour la garde, témoignant des belles réussites du millésime 2018 dans le Libournais.

Niché à Saint-Laurent-des-Combes, en plein cœur de l’appellation Saint-Émilion, le Château de Candale fait partie de ces propriétés qui cultivent la discrétion tout en produisant des vins reconnus pour leur régularité qualitative. Le domaine appartient à la famille Decoster, propriétaires de plusieurs autres propriétés bordelaises, et bénéficie d’un terroir typique de la côte sud de Saint-Émilion, où l’argile et le calcaire se combinent pour offrir aux merlots et aux cabernets francs une assise idéale.

Un millésime de grande envergure

Le 2018 restera comme l’un des millésimes marquants de la dernière décennie à Bordeaux. Marqué par une pression mildiou exceptionnelle au printemps, suivi d’un été chaud et lumineux, il a finalement livré des raisins à la concentration remarquable et au profil aromatique très ouvert. Les Saint-Émilion 2018 affichent généralement une matière dense, des tanins enveloppants et un potentiel de garde généreux. Le Candale 2018 illustre parfaitement ce profil.

À la dégustation, le vin se distingue par une complexité aromatique remarquable. Le nez déroule des notes de fruits noirs mûrs — mûre, prune, cassis confit — accompagnées d’épices douces, d’une touche de cèdre et d’une discrète signature toastée issue de l’élevage. La bouche se révèle dense, structurée par des tanins encore vigoureux qui demandent du temps pour s’arrondir pleinement. Le potentiel de garde s’étend bien au-delà de dix ans, ce qui en fait un candidat idéal pour les amateurs disposant d’une cave dédiée.

À table

Proposée à 31 euros, cette cuvée offre un rapport qualité-prix particulièrement attractif pour un Saint-Émilion Grand Cru sept ans après sa mise en bouteilles. À ce stade de son évolution, elle s’épanouira pleinement après une heure de carafe sur un magret de canard aux figues, un agneau rôti aux herbes de Provence ou une côte de bœuf maturée. Pour les passionnés de mariages plus audacieux, l’accord avec un fromage à pâte pressée bien affiné, comme un comté de longue garde, peut également ouvrir d’inattendues perspectives gustatives. Une bouteille à offrir à un amateur exigeant ou à conserver patiemment pour célébrer dans cinq ou dix ans une grande occasion.

Fin de la chronique
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