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Toutes les vignes candidates à l’arrachage auront la prime à 4 000 €/ha : pas de réfaction et une fin des travaux au 31 décembre 2026

L'appel à manifestation d'intérêt pour la prime nationale d'arrachage à 4 000 euros par hectare se solde par 5 824 candidatures portant sur 27 929 hectares. Une mobilisation finalement contenue qui garantit à tous les dossiers conformes un accès à…

L’appel à manifestation d’intérêt pour la prime nationale d’arrachage à 4 000 euros par hectare se solde par 5 824 candidatures portant sur 27 929 hectares. Une mobilisation finalement contenue qui garantit à tous les dossiers conformes un accès à l’enveloppe sans réfaction.

Les chiffres provisoires compilés par FranceAgriMer dessinent une géographie attendue. Les principales demandes émanent de Gironde, de l’Aude, du Gard, de l’Hérault, des Pyrénées-Orientales et du Gers. Sur l’ensemble des dossiers, 1 392 portent sur un arrachage total représentant 10 342 hectares (37 % des surfaces), tandis que 4 432 dossiers concernent un arrachage partiel pour 17 586 hectares (63 %). Le plan, calibré à l’origine pour 32 500 hectares et doté de 130 millions d’euros, ne sera donc pas saturé.

Aucune réfaction pour les candidats

C’est la nouvelle la plus attendue par les viticulteurs : il n’y aura pas de stabilisateur, autrement dit pas de mécanisme de réduction proportionnelle des primes. Toutes les demandes conformes seront honorées intégralement, comme l’a confirmé Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer, à l’issue de la réunion du 11 mars. La crise viticole — coûts de production en hausse, rendements en berne et marchés saturés — semblait pourtant devoir entraîner un raz-de-marée de candidatures à 50 000 hectares. La réalité s’est avérée plus mesurée, sans doute par optimisme de certains vignerons, par attentisme d’autres, ou en raison du calendrier de la mesure qui s’est ouverte alors que les travaux d’hiver étaient déjà engagés.

Les premiers chiffres restent toutefois cohérents avec le sondage mené par FranceAgriMer fin 2025, qui évaluait à 28 000 hectares les arrachages jugés certains par les exploitants, sur un besoin global estimé à 34 400 hectares.

Date butoir au 31 décembre 2026

La question du calendrier, longtemps source de tensions entre représentants languedociens et bordelais, a finalement été tranchée : les opérations devront être achevées au 31 décembre 2026. La pluviométrie exceptionnelle qui rend actuellement de nombreuses parcelles inaccessibles dans le Midi a rendu indéfendable une date plus précoce. Un groupe de travail doit désormais préciser les dernières modalités, notamment la question du droit pour les vignes destinées à l’arrachage de produire des raisins lors du millésime 2026. Le « paquet vin » européen entrera en vigueur le 19 mars, date à laquelle la France notifiera sa demande à Bruxelles. Sous réserve de validation, les premiers chantiers pourront démarrer début avril.

Fin de la chronique
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