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« Avec, il est plus facile de recourir à de la main d’oeuvre peu ou pas qualifiée » : les premiers utilisateurs conquis par l’Isobus

La technologie Isobus s'installe progressivement dans les vignobles français et séduit de plus en plus de viticulteurs. Conçue pour standardiser la communication entre les tracteurs et les machines attelées, elle permet de piloter l'ensemble des fonctions d'un équipement directement depuis…

La technologie Isobus s’installe progressivement dans les vignobles français et séduit de plus en plus de viticulteurs. Conçue pour standardiser la communication entre les tracteurs et les machines attelées, elle permet de piloter l’ensemble des fonctions d’un équipement directement depuis le joystick et l’écran de la cabine. Les premiers utilisateurs saluent un confort de conduite et une simplification du travail au quotidien, des arguments qui pèsent lourd à l’heure où la main-d’œuvre qualifiée se fait rare.

Damien Vialard, viticulteur à Gaillac dans le Tarn, exploite deux propriétés de quarante hectares chacune. Habitué à prétailler ses vignes depuis plusieurs années, il a renouvelé son matériel en 2025 en investissant dans une prétailleuse Clemens équipée du système Isobus et d’une ouverture automatique au passage des piquets. Si la mise en route a demandé quelques ajustements techniques, son tracteur Fendt Vario n’étant que précâblé Isobus sans la prise ni le faisceau adapté, le viticulteur s’est finalement déclaré convaincu après la première saison d’utilisation.

L’expérience confirme les promesses du constructeur. Tous les réglages de la prétailleuse sont désormais accessibles directement depuis le joystick du tracteur : mise en route, hauteur de travail, correction du dévers et ouverture automatique au passage des piquets. Les informations s’affichent en cabine sur l’écran du Fendt, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter un joystick ou un boîtier supplémentaire. Une fois la machine connectée, l’électronique Clemens dialogue avec le tracteur et il suffit d’enclencher l’hydraulique pour démarrer le travail.

Au bout d’un an et de 150 hectares de vignes prétaillées entre ses propres parcelles et celles de ses clients en prestation de service, le bilan est positif. Le viticulteur souligne notamment la fiabilité du système et la simplicité d’utilisation, des arguments précieux lorsqu’il faut faire appel à une main-d’œuvre peu ou pas qualifiée, encore plus courante en période de surcharge saisonnière.

Benjamin Mast, salarié de Damien Vialard, partage cette appréciation. Outre le gain de place en cabine, il met en avant la simplicité de branchement. Il utilise par ailleurs une autre machine de taille rase, non Isobus, derrière laquelle est tractée une remorque équipée pour la repasse manuelle. Pour piloter l’ensemble, il doit raccorder sept distributeurs hydrauliques et installer un joystick supplémentaire en cabine. Avec la Clemens compatible Isobus, deux flexibles et la prise dédiée suffisent. Une simplification qui fait gagner du temps et réduit les erreurs de manipulation, deux atouts décisifs pour le travail quotidien dans le vignoble.

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