Cité du vin à Bordeaux : œuf carré, faux rocher au chocolat… On a suivi le premier ciné gourmand de 2026

95

La Cité du Vin de Bordeaux a lancé le mercredi 25 février sa première séance de « ciné gourmand » de l’année 2026. Une formule originale qui mêle gastronomie, œnologie et septième art, et qui s’est imposée au fil des éditions comme un rendez-vous incontournable de la scène culturelle bordelaise. Cette première rencontre de l’année tombait sous le signe d’un triple anniversaire : les dix ans de la Cité du Vin, les quarante ans de la disparition de Coluche et les cinquante ans de la sortie du film « L’Aile ou la cuisse ».

Le long-métrage signé Claude Zidi, qui réunissait à l’écran Louis de Funès et Coluche, offrait un cadre idéal pour cette opération. Évoquant un critique gastronomique en croisade contre la malbouffe industrielle, ce film culte des années 1970 conserve une étonnante actualité, à l’heure où les questions d’alimentation, de produits authentiques et d’expérience sensorielle reviennent au cœur du débat public.

Le principe du ciné gourmand consiste à proposer aux participants une expérience complète. Avant ou pendant la projection, les spectateurs dégustent des préparations spécialement conçues pour faire écho au film, accompagnées de vins choisis avec soin. Le tout dans une ambiance conviviale qui transforme la séance de cinéma en moment partagé, à mi-chemin entre dégustation, repas et expérience culturelle.

Pour cette première édition de l’année, les chefs invités ont relevé le défi avec talent. Gabriel Gette, du Café Lavinal à Pauillac, et Matthieu Goguet, de La Fine Bouche à Bordeaux, ont imaginé des bouchées créatives sous l’impulsion du Chef Jésus. Les créations devaient s’inspirer de l’univers du film tout en s’accordant avec les bouteilles sélectionnées par les sommeliers de la Cité du Vin.

Parmi les surprises gourmandes : un œuf carré joliment sculpté, et un faux rocher au chocolat qui jouait sur l’illusion visuelle pour mieux étonner les papilles. Des préparations à la fois ludiques et techniquement abouties, qui ont fait le bonheur des spectateurs présents. L’accord avec les vins, parfois inattendu, prolongeait la dimension festive de l’expérience.

Le partenariat noué avec le cinéma Jean-Eustache de Pessac apporte au format une vraie respiration culturelle. La salle, réputée pour sa programmation exigeante, prête son écran aux soirées de la Cité du Vin et permet à un public élargi de découvrir l’institution bordelaise sous un autre jour.

Avec cette première soirée 2026, la Cité du Vin confirme son statut d’acteur culturel à part entière, capable de conjuguer pédagogie viticole, gastronomie et arts. Une formule séduisante qui devrait connaître de nouvelles éditions dans les mois à venir.


Autres articles autour du vin