La générosité combinée de milliers de Girondins vient une nouvelle fois de prouver que les petits gestes peuvent produire de grands résultats. L’association Agir Cancer Gironde a en effet remis ce lundi 2 mars un chèque de 50 000 euros à l’Institut Bergonié, célèbre centre régional de lutte contre le cancer basé à Bordeaux. Cette somme, intégralement destinée à financer la recherche oncologique, est le fruit d’une collecte de bouchons qui mobilise inlassablement de nombreux volontaires.
Au total, ce sont près de 22 millions de bouchons que l’association a réussi à rassembler au cours de l’année 2025. Pesés, triés puis transformés en matière première recyclable, ces bouchons représentent 88 tonnes, un volume considérable qui souligne l’ampleur de la mobilisation. Bouchons de bouteilles de vin, de spiritueux, mais aussi capsules diverses sont déposés tout au long de l’année par des particuliers, des restaurateurs, des cavistes et même des entreprises convaincues par la démarche.
Le principe est simple mais redoutablement efficace. Chaque bouchon collecté est ensuite revendu à des filières de recyclage qui en extraient le liège ou le plastique pour les réintégrer dans de nouveaux circuits industriels. Le produit financier de cette opération est intégralement reversé à la recherche médicale. Ce modèle vertueux, qui conjugue économie circulaire et solidarité, séduit un nombre croissant d’acteurs dans toute la région.
L’Institut Bergonié, désigné comme bénéficiaire principal de la collecte, est un acteur de référence dans le grand Sud-Ouest pour le traitement des cancers et l’innovation thérapeutique. Le don de 50 000 euros viendra soutenir des programmes de recherche, financer du matériel scientifique ou accompagner des essais cliniques. Pour les équipes médicales et les chercheurs, chaque euro compte dans un domaine où l’innovation conditionne directement les chances de guérison des patients.
Au-delà du montant, c’est la dynamique citoyenne qui mérite d’être saluée. La collecte des bouchons s’appuie sur la mobilisation de bénévoles passionnés, qui sillonnent la région pour récupérer, trier et acheminer les ressources collectées. Restaurateurs, cavistes et amateurs de vin jouent un rôle clé en faisant connaître la démarche autour d’eux. Ce dispositif illustre combien la filière viticole, par son maillage territorial et son ancrage culturel, peut aussi contribuer à des causes d’intérêt général. La récolte 2026 a déjà commencé, et tous les espoirs sont permis pour faire encore mieux l’an prochain.